Les Allobroges

Allobroge Vaillants, dans vos vertes campagnes
Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes Je suis la Liberté ! (bis)

Je te salue, ô terre hospitalière,
Où le malheur trouva protection ;
D'un peuple libre arborant la bannière
Je t'ai quitté, berceau de mon enfance,
Pour m'abriter sous un climat plus doux ;
Mais au foyer j'ai laissé l'espérance,
En attendant (bis), je m'arrête chez vous.

Au cri d'appel des peuples en alarmes
J'ai répondu par un cri de réveil,
Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
Restèrent tous dans un profond sommeil.
Relève-toi Pologne héroïque ;
Car pour t'aider je m'avance à grands pas.
Secoue enfin ton sommeil léthargique,
Et je le veux (bis), tu ne périras pas.

Un mot d'espoir à la belle Italie ;
Courage à vous Lombards ! Je reviendrai.
Un mot d'amour au peuple de Hongrie !
Forte avec vous je triompherai.
En attendant le jour de délivrance.
Priant les Dieux d'écarter leur courroux,
Pour faire luire un rayon d'espérance,
Bons Savoisiens (bis), je resterai chez vous.

Cette Cantate a été composée par J. Dessaix et chantée par Clarisse Miroy à l'occasion de la fête du statut en 1856.